Nathalie Milon, Chanteuse
Chanteuse

Petite version française des morceaux du disque Perspectiva

disque perspectiva
extraits musicaux en bas de page

1 : Juana Asurduy (Argentine)
(Ariel Ramirez)
Juana Asurduy, fleur du haut Pérou, il n’y a pas d’autre capitaine plus courageux que toi. L’espagnol ne passera pas, contre les femmes il devra se battre. Prêtes-moi ton fusil, la révolution commence à sentir le jasmin. Terre en armes qui se fait femme, amazone de la liberté. Je veux faire partie de ton escadron et au son de ta voix attaquer !
(Chanson en hommage à Juana Asurduy)

2 : Vidala del secadal (Argentine)
(Carlos Guastavino)
Plus jamais il ne doit t’importuner celui qui t’adorait tant. Vers les déserts il s’en va celui qui t’aimait(…) Seul j’irai, seul je vais, je suis seul avec mon âme.

3 : Tonada de luna llena (Vénézuela)
(Simon Diaz)
Lune pleine, décroissante. Vas à la maison garçon et apportes-moi la carabine pour tuer l’épervier qui ne me laisse pas de poule. La lune m’observe, je ne sais ce qu’elle voit en moi Mes vêtements sont propres hier je les ai lavés Lune, lune pleine, descendante.

4 : El aparecido (Chili)
(Victor Jara)
Il ouvre des sentiers dans les collines, Il laisse sa trace dans le vent, L’aigle lui donne l’envol, Et le silence le protège.
Jamais il ne se plaignit du froid ni du sommeil, Le pauvre sent sa présence et le suit comme un aveugle.
Cours, cours, fuis, sauve-toi, ils vont te prendre et te tuer !
Sa tête est couronnée par des corbeaux aux serres d’or, Crucifié par la furie du pouvoir. Fils de la révolte, Des milliers le suivent, il veut offrir sa vie, on veut lui donner la mort.
Cours, cours, fuis, sauve-toi, ils vont te prendre et te tuer !
(chanson en hommage au Che Guevara)

5 : Alfoncina y el mar (Argentine)
(Ariel Ramirez)
Sur le sable souple léché par la mer, sa petite trace ne reviendra plus. Un sentier de peine et de silence est arrivé jusqu’à l’eau profonde, Un sentier de peines muettes est arrivé jusqu’à l’écume.
Dieu sait quelle angoisse t’a accompagnée? Quelles anciennes douleurs ont fait taire ta voix ? Le chant des escargots de mer dans les fonds obscurs te berce et te console.
Tu t’en vas Alfoncina avec ta solitude; Quels poèmes nouveaux es-tu allée chercher? Une antique voix de vent et de sel fait la cour à ton âme et l’emporte. Et tu t’en vas au loin comme en rêve, Alfoncina vêtue de mer.
Cinq petites sirènes t’emporteront par des chemins d’algues et de corail, Et des chevaux marins phosphorescents feront une ronde à tes côtés. Les habitants de l’eau viendront jouer auprès de toi.
( chanson en hommage à la poétesse uruguayenne Alfoncina Estormi)

6 : El embrujo de mi tierra (Argentine)
(Peteco Carabajal)
L’ensorcellement de ma terre : Le ciel a une fenêtre par laquelle le soleil nous réveille, Laissons la porte ouverte pour l’amitié matinale; Un rythme de chacarera te met l’âme en fête.
Sourire de miel qui adoucit ton visage de sable et de boue, C’est le vieux Michkimayu, fraicheur de mes aïeux. Le savoir et le miroir de cette terre millénaire.

7 : Plegaria a un labrador (Chili)
(Victor Jara)
Lève-toi et regardes la montagne, D’où vient le vent le soleil et l’eau, Toi qui régis le cours des fleuves; Lève-toi et regardes tes mains, Pour grandir serre celle de ton frère.
Ensemble nous irons unis dans le sang. Libère-nous de celui qui nous domine dans la misère, Apporte-nous ton règne de justice et d’égalité. Souffle comme le vent la fleur de la quebrada, Lave comme le feu le canon de mon fusil. Que se fasse enfin ta volonté sur la terre.
Donne-nous ta force et ton courage pour combattre, Ensemble nous irons unis dans le sang Maintenant et à l’heure de notre mort Amen.

8: Bacchianas brasileiras 5 (Brésil)
(Heitor Villa-Lobos)
A la tombée de la nuit, un nuage rose lent et transparent traverse l'espace rêveur et beau.
C'est alors que surgit à l'infini la lune qui vient embellir la fin de l'après-midi telle une douce demoiselle. La douceur de sa clarté vient éveiller maintenant une cruelle nostalgie qui rit et qui pleure.

9 : Cancion al arbol del olvido (Argentine)
(anonimo)
Sur mes terres il y a un arbre qui s’appelle l’arbre de l’oubli. Pour ne plus penser à toi je me suis allongé une nuit dessous, A mon réveil je pensais encore à toi. Je me suis aperçu que J’avais oublié de t’oublier.

10 : En este andèn (Chili)
(Simon Gonzalez)
Sur ce quai
(Morceau instrumental)

11 : El manto de la soledad (Chili)
(Carlos Roman)
La solitude dort avec moi, elle dort en silence, elle ne m’abandonne pas, ne me pardonne pas.
Blottie en son étreinte froide je me perds, Nuits après nuits, Sans couleur, sans passion, sans amour.
Comment extirper de mon cœur ce qui m’angoisse? Je n’ai personne, Je me sens seule, d’amour, sans soleil, seule.
La solitude m’enveloppe.

12 : La estrella azul (Argentine)
(Peteco Carabajal)
Où peut être l’étoile bleue ?cette petite étoile de l’âme? Ses yeux brillent d’habitude perdus dans l’immensité.
Quelquefois je rêve qu’elle est là et le chemin s’illumine quand apparait son éclat près de mon cœur. Où est l’étoile bleue? Je n’en peux plus avec ma douleur, Elle doit briller dans d’autres cieux cette petite étoile de l’amour.

13 : La Monica Pérez (Vénézuela)
(Manuel Enrique Pérez Diaz)
Mademoiselle Monica Pérez, Donnez-moi la main, Je vous apporte l’amour si vous y consentez. Il est temps de conclure nos amours.

14 : Nana de Sevilla (Espagne)
(Federico Garcia-Lorca)
Ce petit enfant n’a pas de mère. Il n’a pas de mère, oui ! Il n’a pas de mère, non !
Une gitane le mît au monde et le jeta à la rue. Elle le jeta à la rue, oui ! Elle le jeta à la rue, non !
Ce petit enfant n’a pas de berceau. Il n’a pas de berceau, oui ! Il n’a pas de berceau, non !
Son père est charpentier et il lui en fera un. Il lui en fera un, oui ! Il lui en fera un, non !

15 : La siempre viva (Argentin
(Carlos Guastavino)
Je croyais que le vent était mon ami, Il chantait avec moi mes chansons et les emportait loin.
Je croyais que le fleuve m’accompagnait, Je n’ai pas de guitare, lui en jouait.
Je croyais que le vent était mon ami, Qu’il connaitrait un chemin sans retour.
Je croyais que le fleuve m’enseignerait comment sa mélodie tisse l’oubli, Qu’il laverait de sa main fraiche mon cœur ardent.
Je comprenais mal…

16 : Luna tucumana (Argentine)
(Atahualpa Yupanqui)
Je ne chante pas seulement à la lune parce qu’elle éclaire, Je chante pour elle parce qu’elle connait mon long chemin.
Petite lune de Tucuman, compagne des gauchos, Perdu dans les montagnes qui sait par où j’irai ? Mais quand la lune sortira je chanterai, Pour mon Tucuman aimé je chanterai.
En quelque sorte on se ressemble, lune de la solitude, Je vais marchant et chantant C’est ma manière à moi d’éclairer.

17 : Volver a los 17 (Chili)
(Violeta Parra)
Revenir à l’âge de 17 ans : Revenir à 17 ans après avoir vécu un siècle C’est comme déchiffrer des signes sans être un savant compétent.
Se sentir à nouveau comme un enfant devant Dieu.
C’est cela que je sens en cet instant fécond.
Cela s’emmêle comme le lierre sur le mur et cela pousse comme la mousse sur la pierre.
Ce que peut le sentiment nul ne le sait. Seul l’amour avec sa science nous rend si innocent.
L’amour arrête les pèlerins et libère les prisonniers. L’amour redonne la jeunesse.

18 : Janela (Chili)
(Daniel Delgado)
Fenêtre.
(Morceau instrumental)

19 : Jacinto Chiclana (Argentine)
(Astor Piazzolla)
Je me souviens, cela s’est passé dans le quartier de Balvanera en une nuit lointaine, Quelqu’un a laissé tomber le nom d’un certain Jacinto Chiclana.
Qui sait pourquoi je marche à la recherche de ce nom ? J’aimerais savoir comment a pu être cet homme, Je le vois grand et juste, avec l’âme courtoise. Capable de ne pas élever la voix et de se jouer de la vie.

20 : Polo (Espagne)
(Manuel de Falla)
Je garde une peine en mon cœur et je ne la dirai à personne. Maudit soit l’amour ! Et qui m’a permis de le comprendre ?

21 : Esta noche serena (Vénézuela)
(Manuel Enrique Pérez Diaz)
Cette nuit sereine sans lune Je te chanterai mes peines, une par une, Parce que tu es mon ciel et moi ton éclaireur, parce que pour toi je me dévoile, pour toi je meurs.
Quand tes yeux s’ouvrent au matin On entend dans la campagne un doux concert, l’herbe se pare de rosée Et un soupir s’échappe de mon cœur.
Approches-toi à la grille, je veux te regarder, Comme les étoiles au ciel je veux t’adorer. Parce que tu es mon ciel et moi ton éclaireur.

Jacinto Chiclana, Astor Piazzolla, guitare S.Gonzàlez